Economie

La filiale de Google spécialisée dans les voitures autonomes attaque Uber en justice

La concurrence entre Google et Uber dans le domaine des véhicules sans chauffeur est montée d'un cran avec le dépôt d'une plainte pour violation de brevet. Le litige porte plus précisément autour d'une technologie de capteurs lasers.

Waymo, la filiale de Google consacrée aux voitures autonomes, a porté plainte le 23 février contre Uber et sa filiale de camions autonomes Otto, les poursuivant en justice pour pour vol de secret industriel et violation de brevet. L'entreprise réclame un procès devant un jury afin de leur interdire d'utiliser ses technologies. Waymo réclame également des dédommagements pour un montant non précisé.

«Otto et Uber se sont emparés de la propriété intellectuelle de Waymo afin de pouvoir s'épargner le risque, le temps et les dépenses liés au développement indépendant de leurs propres technologies», peut-on lire dans la plainte déposée par Waymo devant un tribunal de San Francisco et consultée par l'agence de presse AFP. 

«En fin de compte, ce vol calculé a rapporté plus d'un demi-milliard de dollars aux salariés d'Otto et permis à Uber de ranimer un programme bloqué, tout cela aux dépens de Waymo», est-il encore écrit.

Le litige porte plus particulièrement sur des capteurs lasers dits «Lidar», permettant à un véhicule de «voir» les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui, et dans lesquels Waymo affirme avoir investi «des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d'heures d'ingénierie».

La filiale de Google a assuré avoir reçu accidentellement un courriel envoyé par un sous-traitant de la société Otto. D'après la plainte déposée par Waymo, cet e-mail contenait en pièce jointe des schémas de circuits imprimés à destination d'Uber ayant «une ressemblance frappante avec [ses] propres designs hautement confidentiels».

Waymo a également affirmé qu'un certain Anthony Levandowski, qui travaillait jusque début 2016 pour la filiale de Google, avait illégalement téléchargé avant son départ plus de 14 000 dossiers confidentiels. Or, cet Anthony Levandowski a cofondé de la startup Otto, rachetée par Uber, et qui élabore des logiciels de conduite autonome destinés aux camions. Il supervise désormais les efforts d'Uber dans le développement des voitures sans chauffeur. 

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