Alstom : nouvelles commandes et investissements de l'Etat pour sauver le site de Belfort

- Avec AFP

L'usine Alstom de Belfort © Jacky Naegelen Source: Reuters
L'usine Alstom de Belfort

Le gouvernement a annoncé de nouvelles commandes de TGV et de locomotives diesel pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, où Alstom s'est pour sa part engagé à investir 40 millions d'euros en trois étapes d'ici à 2020.

L'Etat achètera 15 TGV destinés aux lignes Intercités Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan, en plus de six TGV pour la liaison Paris-Turin-Milan déjà évoqués par le gouvernement, tandis que la SNCF va commander 20 locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources proches du dossier.

Par ailleurs, la commande de 30 trains Intercités, annoncée en février par le gouvernement, sera concrétisée d'ici à la fin du mois.

Les investissements d'Alstom seront principalement dédiés au développement et à la production d'un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel. Le groupe y consacrera 30 millions d'euros d'ici à 2018 et l'Etat étudiera un possible financement complémentaire.

En outre, cinq millions d'euros seront dépensés d'ici à 2019 pour moderniser les ateliers de maintenance ferroviaire du site de Belfort, avec l'objectif de doubler les effectifs sur cette activité, soit 150 salariés à terme. Les collectivités locales accompagneront ce projet.

Enfin, Alstom investira 5 millions d'euros supplémentaires d'ici à 2020 pour diversifier la production de l'usine de Belfort, berceau du TGV qui compte actuellement plus de 400 salariés, et l'orienter vers d'autres types de trains mais aussi de véhicules routiers, notamment le bus électrique.

Ces investissements s'ajouteront au projet de «TGV du futur», qu'Alstom et la SNCF doivent concevoir d'ici à la fin de 2017, en vue d'éventuelles commandes qui profiteraient en partie à l'usine de Belfort à partir de 2021. Le constructeur ferroviaire et l'Etat, via l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), y consacreront 30 millions d'euros sur deux ans.

«Grâce à la mobilisation de l'Etat et à l'engagement de tous, le site d'Alstom de Belfort est sauvé !», s'est enthousiasmé le chef du gouvernement sur son compte Twitter. Le message du Premier ministre est complété par le hashtag #Fiersdenotreindustrie.

La classe politique française s'était indignée à l'annonce de la nouvelle de la possibilité de la fermeture du site industriel de Belfort, confronté à un assèchement des commandes. Face à la mobilisation des salariés inquiets pour leur avenir, François Hollande avait notamment annoncé qu'il ne laisserait pas l'usine fermer.

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