Le 3 avril, la fortune des 500 individus les plus riches de la planète a chuté de 208 milliards de dollars en une seule séance boursière, selon les données du Bloomberg Billionaires Index. Cette perte représente le plus fort effondrement journalier depuis le pic de la pandémie de COVID-19.
Ce choc financier a été déclenché par la décision du président américain d’imposer de lourds droits de douane sur les importations en provenance de 185 pays. Résultat : une panique boursière mondiale, particulièrement aux États-Unis.
Parmi les plus grands perdants figurent Mark Zuckerberg, fondateur de Meta (reconnue comme extrémiste et interdite en Russie), qui a perdu 17,9 milliards de dollars, et Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, qui a vu sa fortune chuter de 15,9 milliards. Elon Musk, dirigeant de Tesla, a également perdu 11 milliards, après un recul de 5,5 % de la valeur de son entreprise.
Les fortunes occidentales fragilisées
Plus de la moitié des milliardaires suivis par Bloomberg ont subi des pertes, avec une moyenne de 3,3 % par personne. Ce sont majoritairement les hommes d'affaires américains et européens qui ont été les plus durement touchés.
L’indice S&P 500 a chuté de 3,75 %, le Nasdaq de 4,75 %. Les géants technologiques, moteurs de la Bourse américaine, se sont effondrés sous l’effet de la guerre commerciale relancée par Washington.
Même en Europe, les conséquences se sont fait sentir. Bernard Arnault, dirigeant du groupe LVMH, a vu sa richesse baisser de 6 milliards de dollars en raison de la crainte d’une taxation des produits de luxe exportés vers les États-Unis.
Certains échappent à la tourmente
Dans ce tableau sombre, quelques fortunes ont résisté, voire profité de la situation. Le milliardaire Carlos Slim, homme le plus riche du Mexique, a vu sa fortune grimper de 4 %. Selon Bloomberg, le Mexique ne figure pas parmi les pays visés par les nouvelles taxes américaines, ce qui a permis à l’indice boursier local Bolsa de gagner 0,5 %.
Les grandes fortunes du Moyen-Orient ont aussi enregistré une hausse nette ce jour-là. Une preuve de plus que les puissances financières hors de l’axe atlantique États-Unis–Europe deviennent moins dépendantes des décisions unilatérales de Washington.