Le chef du gouvernement sénégalais a ouvert, ce 17 septembre, une série de concertations avec les acteurs du secteur privé national.
La réunion, tenue au Building administratif en présence de plusieurs membres de l’exécutif, vise à renforcer leur contribution à la Vision Sénégal 2050 et au Masterplan 2025-2034.
Un cadre de dialogue permanent
La rencontre s’inscrit dans les instructions données par le président Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres du 10 septembre. Elle prolonge les audiences déjà accordées par le chef de l’État à la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) et au Conseil national du patronat (CNP). Selon les services de la Primature, l’objectif est d’établir un échange direct, d’identifier les contraintes majeures pesant sur les entreprises et de préparer le prochain Conseil présidentiel de l’investissement.
Ces échanges interviennent quelques jours après l’accord de principe conclu le 1er septembre avec le Fonds monétaire international, portant sur un programme de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois, et l’annonce du Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS). Dans ce contexte, l’État a déjà annoncé la mobilisation d’une enveloppe de 300 milliards de FCFA destinée au règlement des créances dues aux entreprises privées nationales.
Lors de la réunion, Ahmadou Al Aminou Lô a insisté sur le rôle central du privé. « La transformation structurelle de l’économie sénégalaise ne se fera pas par la seule volonté de l’État », a-t-il déclaré, appelant les entrepreneurs à porter l’effort de création de richesses et d’emplois.
Il a surtout rassuré sur l’apurement de la dette intérieure : « Le secteur privé national ne sera pas une variable d’ajustement de la trésorerie publique ».
Le Premier ministre a incité à l’investissement : « Capitalisez-vous, relevez vos fonds propres, faites un effort pour aller à la Bourse ». Au menu figuraient également les délais de paiement, l’accès aux marchés publics, le financement et les réformes des Codes des impôts et des douanes.
Cette première étape doit déboucher sur un cadre d’échanges régulier et sur des propositions concrètes pour lever les freins à l’investissement productif.