Afrique

Coopération Mali-Algérie : Bamako et Alger tournent la page de la crise

Le Mali et l'Algérie renouent leur dialogue institutionnel avec l'ouverture, ce 9 septembre à Bamako, de la 13ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, près de dix ans après la précédente, qui s'était tenue en novembre 2016.

Une première en plus de dix ans : pour deux jours, à compter de ce 9 septembre, la capitale malienne accueille la 13ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération entre l’Algérie et le Mali. Le dernier rendez-vous de ce mécanisme créé en 1973 avait eu lieu en novembre 2016.

Cette réunion survient après une crise diplomatique entre les deux pays voisins. Les relations s’étaient notamment tendues après la dénonciation par Bamako, en janvier 2024, de l’accord de paix d’Alger de 2015, fustigeant la « multiplication d'actes inamicaux », et accusant l’Algérie d’« hostilité » et d'« ingérence » dans « les affaires maliennes ».

S’en était suivi une nouvelle escalade en avril 2025, après la destruction par l’armée algérienne d’un drone Bayraktar de l’armée malienne près de leur frontière commune. Les deux pays avaient alors rappelé leurs ambassadeurs et fermé leur espace aérien.

Du dégel diplomatique à la reprise de la coopération bilatérale

Le climat s’est toutefois nettement détendu depuis cet été. En juillet, Bamako et Alger ont annoncé le retour de leurs ambassadeurs et la réouverture de leur espace aérien respectif. Le déplacement du Premier ministre malien Abdoulaye Maïga à Alger, le 24 août, a confirmé cette volonté de rapprochement.

À Bamako, les discussions doivent porter aussi bien sur la sécurité le long des quelque 1 300 kilomètres de frontière commune que sur les échanges économiques et commerciaux. Énergie, infrastructures, transports, agriculture, mines, santé, formation et télécommunications figurent notamment parmi les secteurs susceptibles de faire l’objet de nouveaux partenariats.