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RDC : contrôles généralisés des salles de fêtes ordonnés après le drame de Kinshasa

Après l'incendie meurtrier de la salle Panacée à Kinshasa qui a fait 12 morts, le vice-Premier ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, ordonne un contrôle systématique de toutes les salles de fêtes du pays et la fermeture immédiate des lieux non conformes.

Face au drame survenu dans la nuit du 4 au 5 septembre 2026 lors d’un mariage dans la commune de Lingwala, les autorités congolaises multiplient les mesures pour éviter de nouveaux sinistres.

Le bilan officiel provisoire s’établit à douze décès, dont sept femmes et cinq hommes, avec cinq personnes encore hospitalisées.

Des inspections immédiates partout sur le territoire

Le vice-Premier ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a adressé un message à tous les gouverneurs de province. Il leur demande de procéder « sans délai » au contrôle systématique des salles de fêtes et des autres espaces destinés aux manifestations publiques ou aux activités de loisirs.

La Direction générale de la protection civile et les services de sécurité doivent y participer activement. Tout établissement ne respectant pas les normes devra être fermé immédiatement. Pour Kinshasa, un rapport d’exécution est attendu dans un délai de quinze jours.

L’incendie s’est déclaré dans la salle Panacée, située sur le boulevard Triomphal près du Musée national. Les autorités locales ont pointé l’absence d’issue de secours adaptée et le non-respect des normes, facteurs aggravés par la fumée et la bousculade.

L’enquête se poursuit pour déterminer les causes et les responsabilités éventuelles. Les opérations d’identification des corps continuent, tandis que le suivi médical des blessés et l’accompagnement des familles restent prioritaires.

Les autorités promettent de renforcer durablement la prévention dans tous les établissements ouverts au public. Le professeur Gulain Amani, enseignant à l’Institut d’architecture et d’urbanisme de Kinshasa, rappelle que les pouvoirs publics, qui perçoivent des taxes sur ces activités, doivent s’assurer en amont du respect des règles de sécurité. Le gouvernement, qui doit également faire face à une épidémie, d’Ebola se trouve en première ligne.