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AES : à Niamey, le Parlement confédéral officialise ses commissions Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement

Les 45 députés confédéraux de l'AES ont adopté le 25 août à Niamey le règlement intérieur et créé trois commissions prioritaires. Le président nigérien, Abdourahamane Tiani, a appelé les parlementaires à l'unité pour bâtir un espace de sécurité et de souveraineté.

Le Parlement de la Confédération des États du Sahel franchit une étape concrète : après l'installation de ses membres, il se dote d'outils de travail essentiels et de commissions ciblées sur les priorités communes, dans un contexte de « réveil géopolitique du Sahel ».

Une architecture institutionnelle achevée

Réunis au Centre international des conférences Mahatma Gandhi, les 45 parlementaires, 15 par pays, issus du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont officialisé, sous la présidence d'Ousmane Bougouma, le règlement intérieur des sessions confédérales. Dans la foulée, ils ont mis en place trois commissions : Défense et Sécurité, Diplomatie et Développement. Ces structures viennent compléter l'édifice déjà pourvu d'une force unifiée et d'une banque confédérale.

Le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de l'AES, a formulé un message ferme aux députés : « Le Peuple du Sahel attend des Députés confédéraux qu'ils placent l'intérêt général de l'AES au-dessus des calculs partisans et nationaux. Je vous engage donc à avoir comme seule et unique boussole, l'intérêt supérieur de ce Peuple ».

Il a également rappelé que « l'histoire vous regarde. Soyez dignes de la confiance du Peuple ».

Sur X, des réactions soulignent l'importance du moment. Un internaute a ainsi salué « Niamey installe les 03 piliers du parlement confédéral » en listant les commissions sécuritaires, diplomatiques et économiques, tandis qu'un autre compte a rappelé la clôture de la session inaugurale marquée par « l'adoption du règlement intérieur et la création des commissions de travail clés ».

Le général Abdourahamane Tiani a reçu le 25 août les présidents des parlements du Burkina Faso et du Mali. Il les a exhortés à « rester soudés » et « pragmatiques » pour faire de l'AES « un espace de sécurité, de développement et de bonheur pour nos populations ».

Ousmane Bougouma, président de l'Assemblée législative du Burkina Faso, a salué « l'achèvement de l'architecture institutionnelle de l'AES » et qualifié la Confédération de « marche irréversible vers l'horizon du bonheur de nos populations ».

Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, avait ouvert la session le 24 août en y voyant une « étape majeure dans le processus d'opérationnalisation et de consolidation de notre espace communautaire ». Les travaux se poursuivent jusqu'au 29 août et portent désormais sur l'harmonisation des politiques et le suivi des ambitions communes.