Le diplomate ougandais Olara Otunnu, candidat à la succession d’Antonio Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies, a plaidé le 19 août pour une réforme continue de l’organisation et la restauration de son autorité morale.
Ancien secrétaire général adjoint de l’ONU et ancien représentant spécial pour les enfants et les conflits armés, Olara Otunnu s’exprimait lors d’un dialogue informel avec les États membres et des représentants de la société civile, organisé dans le cadre du processus de sélection du prochain secrétaire général.
Âgé de 75 ans, le diplomate a estimé que la réforme de l’ONU n’était plus une option, mais une nécessité. « Nous ne pouvons pas continuer à faire comme si de rien n’était », a-t-il déclaré, appelant à éviter le statu quo alors que l’organisation traverse une période de crise et fait face à une perte d’influence.
Pour illustrer sa vision du rôle de l’ONU dans un monde marqué par des divisions croissantes, Otunnu a cité la célèbre prière attribuée à saint François d’Assise, appelant à « semer l’amour là où il y a la haine », le pardon là où il y a une blessure, l’espoir là où règne le désespoir et la lumière dans l’obscurité.
Plusieurs autres candidats sont en lice, dont l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ancienne ministre équatorienne des Affaires étrangères Maria Fernanda Espinosa, l’ancien président sénégalais Macky Sall et la diplomate équatorienne Ivonne Baki, qui a rejoint la course le 18 août.
Le successeur d’Antonio Guterres, qui quittera ses fonctions à la fin de l’année après deux mandats de cinq ans, devra obtenir un large soutien au Conseil de sécurité. L’absence de veto de l’un des cinq membres permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — sera déterminante.