Un communiqué officiel du Conseil des ministres du Mali, tenu sous la présidence du chef de l’État Assimi Goïta et rendu public le 7 août, a indiqué l’adoption, sur rapport du Premier ministre Abdoulaye Maïga, d'un projet de décret portant approbation de la stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son plan d’actions qui seront déployés jusqu'en 2028. La stratégie gouvernementale ambitionne de réduire durablement la mendicité dans le pays, notamment celle des enfants. Pour ce faire, « une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels » sera mise à contribution.
Une évolution préoccupante de la mendicité
Les autorités maliennes font état d’une évolution préoccupante de ce phénomène durant les dernières décennies, affectant particulièrement les zones urbaines et semiurbaines. La mendicité serait même devenue un moyen de subsistance pour une catégorie de citoyens confrontés à des conditions de vie difficiles. Selon un autre communiqué du Conseil des ministres, datant du 25 juin dernier, les répercussions de la mendicité affectent tant la protection de l’enfance que la cohésion sociale, le développement humain et la stabilité nationale.
Pour contrer ce phénomène, le gouvernement opte pour une stratégie basée sur la prévention, la protection, l’inclusion socio-économique, la responsabilisation des familles et des communautés, ainsi que la promotion d’une éducation inclusive conforme aux valeurs religieuses et républicaines du Mali, indique la même source. Le plan du gouvernement malien prévoit de réinsérer les personnes vulnérables, de renforcer la responsabilité des parents, d’encadrer les écoles coraniques et d’intégrer les enseignements religieux dans l’éducation nationale de manière progressive.