Afrique

La Russie et la Guinée équatoriale renforcent leur dialogue dans les domaines de l'éducation et de la culture

Portée par une forte hausse des candidatures aux études en Russie, la coopération entre Moscou et Malabo doit encore s'élargir. Les deux pays entendent renforcer les échanges universitaires et professionnels, développer des activités culturelles en Guinée équatoriale et mieux faire connaître la Russie auprès du public africain.

Le directeur de l'agence Rossotroudnitchestvo chargée de la coopération internationale, Igor Tchaïka, s'est entretenu le 3 août avec l'ambassadeur de Guinée équatoriale en Russie, Luciano Nkogo Ndong Ayekaba, afin d'examiner les perspectives de développement de la coopération culturelle et humanitaire entre les deux pays.

Au cours de la rencontre, Igor Tchaïka a souligné que le nombre de candidats équato-guinéens souhaitant poursuivre des études en Russie ne cesse d'augmenter. Après le doublement des quotas disponibles, les demandes sont passées d'environ 306 l'an dernier à 632 cette année. Les formations les plus recherchées concernent l'économie, les infrastructures, les technologies de l'information ainsi que les spécialités industrielles.

Il a également rappelé qu'un Centre russe partenaire était actif à Malabo, où sont régulièrement organisés des projections de films, des manifestations sportives et des événements culturels. Les deux parties sont convenues de développer davantage ces activités.

L'ambassadeur a, pour sa part, insisté sur les liens personnels qui l'unissent à la Russie. Formé en Union soviétique, il a indiqué que plusieurs membres de sa famille, dont son épouse et ses frères, avaient eux aussi étudié dans des établissements d'enseignement russes. Depuis 1968, plus d'un millier de citoyens de Guinée équatoriale ont suivi leurs études dans des universités soviétiques puis russes. Selon le diplomate, 83 % des dirigeants du pays ont été formés en URSS ou en Russie et souhaitent que leurs enfants poursuivent cette tradition.

Le représentant équato-guinéen a également estimé que les œuvres culturelles soviétiques, notamment les films « Rouslan et Lioudmila » et « Le soleil blanc du désert », avaient largement contribué à façonner une image positive de la Russie en Afrique. Il a proposé de développer plus activement des projets d'information destinés au public africain afin d'équilibrer l'influence des médias occidentaux dans la région.

En outre, l'ambassadeur a remercié Rossotroudnitchestvo pour son soutien dans l'augmentation des quotas universitaires, qualifiant l'Agence d'acteur essentiel du dialogue humanitaire entre les deux États. Il a également réaffirmé l'intérêt de son pays pour un approfondissement de la coopération, notamment dans les domaines de la formation professionnelle et des échanges universitaires.