Le Burkina Faso renforce le contrôle des activités religieuses avec l’adoption d’un nouveau cadre législatif porté par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Le texte impose de nouvelles obligations aux organisations religieuses afin de réglementer l’implantation des lieux de culte et le contenu des prêches, dans un contexte où les autorités entendent préserver la cohésion sociale.
Les édifices religieux construits avant l’entrée en vigueur de la loi devront être déclarés auprès du haut-commissaire compétent dans un délai de six mois. Les organisations religieuses et leurs responsables disposeront, pour leur part, d’un an pour se conformer aux nouvelles exigences administratives et juridiques.
La réforme prévoit également d’importantes sanctions. Tout lieu de culte édifié en violation de la réglementation pourra être démoli sur décision des autorités, tandis que l’ouverture irrégulière d’un édifice religieux pourra entraîner sa fermeture temporaire ou définitive. Ces mesures administratives pourront s’ajouter à d’éventuelles poursuites civiles ou pénales contre les responsables concernés.
Le gouvernement entend également lutter contre les discours susceptibles d’alimenter les tensions sociales. Les lieux de culte dans lesquels seraient tenus de manière répétée des propos haineux, injurieux, discriminatoires ou hostiles à d’autres communautés pourront être fermés, voire démolis dans les cas les plus graves.
À travers cette réforme, les autorités burkinabè affirment vouloir concilier la liberté de culte avec le maintien de l’ordre public, tout en renforçant la responsabilité des dirigeants religieux dans la préservation de la paix sociale.