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Intervention américaine contre le terrorisme au Mali ? «Nous n’attendons pas que d’autres viennent régler notre problème», affirme Abdoulaye Diop

Le chef de la diplomatie malienne affirme que Bamako n’a reçu aucune communication officielle de Washington concernant une éventuelle intervention contre les groupes terroristes. Abdoulaye Diop a rappelé que le Mali comptait d’abord sur ses propres forces et que toute coopération devait reposer sur le dialogue et le respect de sa souveraineté.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est exprimé le 23 juillet, à Bamako, sur les informations du Washington Post selon lesquelles l’administration de Donald Trump envisage différentes options militaires contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda.

S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du Salon international de la défense et de la sécurité de Bamako (BAMEX 2026), le chef de la diplomatie malienne a indiqué que les autorités de son pays n’avaient reçu, à ce stade, aucune communication officielle de Washington à ce sujet.

« Je peux vous assurer que le Mali n’est pas assis en train d’attendre que d’autres viennent régler notre problème », a déclaré Abdoulaye Diop.

La souveraineté d’abord

Le ministre a rappelé les principes qui fondent la politique étrangère malienne : le respect de la souveraineté nationale, celui des choix opérés par les autorités conformément aux intérêts de la population et la défense des intérêts du peuple malien. 

Ces principes constituent, selon lui, les conditions indispensables de toute coopération avec Bamako.

« Le Mali compte sur lui-même, sur son intelligence, sur ses ressources, sur ses forces de défense et de sécurité et sur ses propres moyens pour régler les problèmes », a-t-il affirmé.

Le dialogue comme préalable

Abdoulaye Diop n’a toutefois pas fermé la porte à une coopération sécuritaire internationale. Il a insisté sur la nécessité d’une concertation préalable avec les autorités maliennes et sur le respect des besoins définis par le pays lui-même.

« Le minimum que nous puissions attendre d’un partenaire est qu’il vienne demander au Mali de quoi il a besoin », a-t-il souligné.

Le Washington Post a rapporté, le 22 juillet, que l’administration Trump étudiait plusieurs options militaires visant le JNIM. Une éventuelle décision ferait du Mali un nouveau théâtre d’intervention militaire américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. La nature et l’ampleur d’une éventuelle opération restent cependant indéterminées.