Afrique

Deux ressortissants nigérians tués en Afrique du Sud lors de violences anti-migrants

Le Nigeria a annoncé, le 5 juillet, la mort de deux de ses ressortissants en Afrique du Sud à la suite de violences anti-immigrés survenues en juin. L’un aurait été tué par des policiers, l’autre par des assaillants non identifiés, selon Abuja, qui dénonce une recrudescence des attaques visant les étrangers.

Le Nigeria a affirmé le 5 juillet que deux de ses ressortissants ont été tués en Afrique du Sud à la suite de violences liées à des manifestations anti-immigrés survenues le mois dernier ciblant des travailleurs africains dans le pays.

Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, les deux hommes ont été tués le 28 juin, quelques jours avant une échéance fixée de manière non officielle par des manifestants appelant les étrangers à quitter le territoire sud-africain. L’un des ressortissants aurait été tué par des agents de police, tandis que l’autre aurait été victime d’assaillants non identifiés, précise la même source. 

Au cours des mois d’avril et de mai, des manifestations anti-immigrés ont éclaté en Afrique du Sud, certains protestataires accusant les étrangers d’aggraver le chômage, la criminalité et la pression sur les services publics.

Ces tensions ont conduit plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Ghana et le Malawi, à organiser le rapatriement de leurs ressortissants et à convoquer des diplomates sud-africains.

Dans une réaction officielle, le porte-parole du ministère nigérian des Affaires étrangères, Kimiebi Imomotimi Ebienfa, a dénoncé des violences qui interviennent dans un contexte de stigmatisation des étrangers. Il a estimé que ces attaques contribuent à présenter de manière injuste les Nigérians comme des criminels.

L’Afrique du Sud est régulièrement confrontée à des épisodes de violences xénophobes. En 2008, plus de 60 personnes avaient été tuées lors d’attaques contre des étrangers, selon des organisations de défense des droits humains.