À l’issue des sessions consacrées à l’examen de l’avancement de la mise en place d’un Parlement confédéral, menées par les présidents des Parlements des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Niger et Burkina Faso — les 29 et 30 juin, un communiqué final a salué les avancées réalisées dans la construction institutionnelle de l’AES. Les chefs parlementaires ont également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des activités consignées dans la feuille de route de l’an II concernant les sessions confédérales des Parlements des pays membres.
Selon le communiqué, une feuille de route actualisée a été adoptée par les présidents des Parlements des pays de l’AES, assortie d’un calendrier de mise en œuvre des activités préparatoires et de la finalisation de l’ensemble des dispositions administratives, juridiques et techniques nécessaires à la tenue, dans les meilleurs délais, de la session inaugurale du Parlement de l’AES.
Les chefs parlementaires ont par ailleurs exhorté les Parlements nationaux de chaque État membre de l’AES à finaliser les procédures internes destinées à désigner les représentants de chaque pays. Le mécanisme de coordination entre ces assemblées sera également renforcé afin d’assurer le suivi régulier de l’exécution des décisions prises.
Le Parlement confédéral, pilier de gouvernance de l’AES
Les présidents des Parlements des pays de l’Alliance ont rappelé l’importance des sessions confédérales, considérées comme un pilier essentiel de la gouvernance confédérale. Ils ont appelé, dans ce contexte, à harmoniser les législations de chaque pays, à renforcer le contrôle des politiques confédérales et à promouvoir l’intégration des peuples des États membres.
La session des chefs parlementaires des pays de l’AES s’est tenue après le feu vert donné à ses travaux par le président du Burkina Faso et président en exercice de l’AES, Ibrahim Traoré. Ce nouvel organe législatif, appelé à compléter l’architecture institutionnelle de la Confédération, sera chargé de plusieurs missions, dont la représentation des peuples de la région, le contrôle des actions et politiques confédérales, l’information des citoyens sur les dossiers pris en charge et la prise en compte de leurs attentes au sein de l’espace sahélien.