Afrique

Règlement politique en Libye : renforcer la coordination diplomatique trilatérale pour une solution politique durable

L’initiative régionale menée par l’Égypte, l’Algérie et la Tunisie vise à aboutir à une solution politique à la crise libyenne en instaurant le dialogue entre les parties, sans exclusion aucune, le tout sous l’égide de l’ONU et des acteurs régionaux et dans le refus de toute ingérence étrangère.

La rencontre du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avec le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, et son homologue tunisien, Mohamed Ali Nafti, rapportée par la presse africaine le 22 juin, a été l’occasion pour le chef de l’État de souligner la nécessité de pérenniser le mécanisme de consultation trilatéral des voisins immédiats de la Libye pour sortir du chaos qui secoue le pays depuis plus d’une décennie. Il a aussi mis l’accent sur le rôle central de la coordination entre la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte pour aboutir à une solution politique durable en rapprochant les positions des parties libyennes et en favorisant l’émergence d’un règlement global de la crise que traverse le pays.

Une solution politique est « la seule voie » pour sortir durablement de la crise

Au terme de la réunion, les membres de l’initiative régionale ont réitéré leur conviction qu’une solution politique représente « la seule voie » pour sortir durablement de la crise en Libye, renouvelant dans la foulée leur soutien au processus politique conduit sous l’égide de l’ONU, visant à mettre un terme aux divisions institutionnelles et à organiser des élections présidentielle et législatives.

Le Caire, Alger et Tunis ont souligné leur adhésion au principe d’une solution « libyo-libyenne », basée sur le dialogue sans exclusion de toutes les composantes politiques libyennes, consacrant un processus politique émanant de la volonté des Libyens, garantissant ainsi la préservation de l’unité et de la souveraineté nationale.

Refus de toute ingérence étrangère

La déclaration finale de la réunion a aussi réaffirmé le refus de toute ingérence étrangère dans les affaires de la Libye, exprimant une fois encore le soutien du trio régional à la Commission militaire conjointe « 5+5 », qualifiée de pilier fragile mais essentiel du processus de cessez-le-feu. Les chefs de la diplomatie ont aussi appelé au retrait des forces, des combattants et des mercenaires étrangers présents sur le territoire libyen.

Les membres de l’initiative trilatérale se sont mis d’accord pour soutenir la coordination des efforts, avec le concours des Nations unies, de la Ligue arabe et de l’Union africaine, pour poursuivre le dialogue avec les acteurs locaux et multiplier les canaux de communication afin d’empêcher la confiscation du dossier libyen par des agendas parallèles.