Afrique

Algérie : la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset classée parmi les infrastructures «les plus transformatrices» en Afrique

Le plus grand projet de la Banque africaine de développement en Algérie a reçu le second plus grand financement de l’histoire de l’institution. À terme, le projet devrait desservir six wilayas, ouvrir la voie à une plus large intégration des marchés avec l’Afrique subsaharienne, et créer plus de 4 millions d’emplois.

Lors d’une rencontre, organisée le 28 mai en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, en République du Congo, la vice-présidente principale de la banque, Marie-Laure Akin-Olugbade, a souligné la contribution de son institution au financement du premier tronçon du corridor ferroviaire Alger-Tamanrasset, reliant Laghouat à El-Meniaa en passant par Ghardaia. Dans ce contexte, elle qualifie cette infrastructure de « plus grand projet de la Banque en Algérie ». 

Elle a aussi ajouté : « parmi nos interventions très transformatrices figure le projet ferroviaire algérien, qui représente essentiellement la voie transsaharienne », mettant en exergue l’importance des infrastructures de transport dans l’accélération de l’intégration économique africaine et la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Un « pari du siècle » pour l’Algérie

Le projet de la ligne ferroviaire, dont la mise en service est prévue pour fin 2028, devrait desservir six wilayas algériennes. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a d’ailleurs qualifié cette voie de « nouveau pari du siècle, qui n'est pas de moindre importance que le projet de Gara-Djebilet ».

Pour sa part, Marie-Laure Akin-Olugbade a indiqué que le groupe de la BAD et le Fonds africain de développement (FAD) avaient approuvé en 2025 un financement total d’une valeur de 11 milliards de dollars, un chiffre qui se classe au second rang des financements les plus élevés jamais fournis par la BAD. Selon les chiffres cités par la presse algérienne, les financements approuvés en 2025 dans le cadre du projet devraient générer 4,1 millions d’emplois directs et indirects. Les médias évoquent aussi le potentiel de cette ligne ferroviaire afin d'ouvrir la voie vers l’Afrique subsaharienne, pour une intégration des marchés africains avec une plus grande facilité de circulation des personnes et des biens.