Après l’alerte lancée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant un foyer d’hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, le ministère algérien de la Santé a annoncé une série de mesures préventives destinées à anticiper tout risque de propagation de cette maladie transmise par les rongeurs.
Une note officielle a été adressée aux structures hospitalières et aux walis afin de détailler le dispositif national de préparation et d’alerte concernant l’hantavirus des Andes ainsi que d’autres zoonoses liées aux rongeurs.
Renforcement des contrôles aux frontières
Le ministère demande aux postes-frontières terrestres, aux ports et aux aéroports de vérifier la disponibilité des équipements de protection individuelle, des solutions hydroalcooliques et des dispositifs de contrôle sanitaire comme les thermomètres frontaux.
Les autorités exigent également la mise en place d’espaces destinés à l’isolement temporaire des voyageurs symptomatiques ainsi que l’identification rapide des hôpitaux de référence et des personnes responsables du transfert des cas suspects.
Le personnel opérant dans les points d’entrée du territoire doit par ailleurs être sensibilisé aux procédures de détection et de notification des cas potentiels.
Des protocoles réactivés dans les hôpitaux
Au niveau hospitalier, quatre principales mesures ont été décidées.
Les établissements de santé doivent d’abord réactiver les dispositifs d’accueil et de prise en charge utilisés lors des précédentes alertes sanitaires.
Le ministère impose également l’intégration, dès le triage initial, d’un questionnaire portant sur les voyages, les contacts et les expositions à risque durant les 42 jours précédant les symptômes.
Les autorités demandent aussi de vérifier la disponibilité des équipements de protection et de garantir l’application des protocoles d’isolement pour les cas suspects.
Intensification des campagnes de dératisation
La lutte contre les rongeurs figure également parmi les priorités du dispositif algérien.
Le ministère prévoit des campagnes d’information et de sensibilisation sur les moyens de prévention des maladies transmises par les rongeurs ainsi qu’un renforcement des opérations de dératisation.
Une coordination accrue entre les secteurs de la santé, de l’environnement et des collectivités locales doit également être mise en place.
Les autorités sanitaires assurent toutefois que le risque de contagion reste « faible », aucun lien épidémiologique direct n’ayant été établi à ce stade avec le foyer identifié à bord du MV Hondius.