Afrique

Le Mali accuse l'Ukraine de soutenir ouvertement le terrorisme au Sahel

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a dénoncé le soutien extérieur dont bénéficieraient les groupes armés opérant au Sahel. Il a nommément cité l'Ukraine comme l'un des «sponsors» fournissant un appui logistique aux terroristes, tout en réaffirmant le refus de Bamako de dialoguer avec ces groupes.

Les combattants menant des attaques contre les pays de la région du Sahel, dont le Mali, bénéficient d'un soutien extérieur, a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, lors d'un discours prononcé devant le corps diplomatique le 7 mai. Selon lui, les groupes armés bénéficient de l’appui de commanditaires internes et externes leur fournissant des renseignements, un soutien logistique et des recrues.

Abdoulaye Diop a souligné que certains de ces « sponsors » agissaient ouvertement, « comme l'Ukraine, qui a publiquement revendiqué son appui logistique aux terroristes opérant au Sahel ». « D'autres continuent encore de garder la tête dans le sable », a-t-il affirmé.

Le chef de la diplomatie malienne a souligné que les combattants menaient une « guerre hybride » contre l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Il a assuré aux diplomates que le gouvernement malien n’avait pas l’intention d’engager un dialogue avec les groupes terroristes armés. Le ministre a par ailleurs remercié les partenaires du Mali, en particulier la Russie, pour leur soutien.

Les déclarations d'Abdoulaye Diop interviennent dans le contexte des affrontements opposant l'armée malienne, soutenue par Africa Corps, aux groupes armés Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et au Front de libération de l'Azawad, qui ont tenté un coup d'État dans le pays le 25 avril. Les combats se poursuivent encore aujourd'hui, les terroristes subissant de lourdes pertes.

Le ministère russe de la Défense a par ailleurs affirmé que la préparation de cette opération meurtrière ne s'était pas faite sans participation occidentale. Selon son communiqué, l’entraînement des combattants avait été assuré avec « la participation d’instructeurs mercenaires ukrainiens et européens », ayant notamment utilisé des systèmes portatifs de défense antiaérienne de fabrication occidentale tels que les Stinger et les Mistral.