L’armée malienne a affirmé que les attaques coordonnées menées le mois dernier sur le territoire national avaient pour objectif d’éliminer le président Assimi Goïta. Lors d’un point de presse, le commandant Djibrila Maïga, directeur adjoint des relations publiques des Forces armées maliennes, a expliqué que les assaillants avaient mobilisé plusieurs véhicules piégés dans le cadre d’un plan visant les plus hautes autorités de l’État.
Selon lui, deux véhicules piégés avaient été déployées, dont l’une devait viser directement la résidence du chef de l’État, également commandant suprême des forces armées. « Ce plan sinistre et minutieusement orchestré visait à assassiner nos dirigeants », a déclaré le responsable militaire, qualifiant l’opération de tentative de déstabilisation contre les institutions de la transition.
Ces révélations interviennent dans un contexte de forte pression sécuritaire au Mali, confronté depuis plus d’une décennie à des attaques djihadistes et à une insécurité persistante dans plusieurs régions. Depuis sa prise de pouvoir à la faveur de coups d’État successifs en 2020 et 2021, Assimi Goïta a fait de la lutte contre le terrorisme l’axe central de sa gouvernance, tout en renforçant la coopération sécuritaire avec ses alliés du Sahel.
L’écho régional de ces événements s’est également fait sentir au Burkina Faso, allié stratégique de Bamako au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les autorités burkinabè ont ainsi suspendu la diffusion de TV5 Monde, accusant la chaîne française de désinformation et de « glorification du terrorisme » dans sa couverture des événements au Burkina Faso et au Mali. Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso reproche au média son traitement de l’actualité sécuritaire, estimant qu’il porte atteinte au moral des forces engagées sur le terrain.