Une nouvelle tragédie frappe le secteur minier nigérian. Au moins 37 personnes ont perdu la vie après une intoxication au monoxyde de carbone sur un site d’extraction situé dans la communauté de Kampani, dans la région de Wase, au centre du Nigeria. L’accident, survenu dans la matinée du 18 février, a également fait plusieurs dizaines de blessés, dont au moins 25 ont été transportés vers des hôpitaux voisins.
Selon les premières informations relayées par Reuters, le drame s’est produit dans une ancienne mine de plomb abandonnée. Des dépôts minéraux accumulés dans les galeries auraient libéré des émanations toxiques. Ignorant le danger, des habitants de la région seraient entrés dans le tunnel pour récupérer des ressources exploitables, inhalant involontairement un gaz mortel.
Des drames à répétions dans le secteur minier
Les autorités locales redoutent un bilan plus lourd, certaines victimes n’ayant pas encore été identifiées. Les forces de sécurité ont rapidement sécurisé la zone afin d’empêcher tout nouvel accès au site. Le ministre des Mines, Henry Dele Alake, a confirmé l’ouverture d’une enquête et annoncé la suspension immédiate des activités minières autour du lieu de l’accident.
L’État du Plateau, dont la capitale Jos fut longtemps surnommée « la Ville de l’Étain », possède une longue histoire liée à l’extraction minière. Malgré le ralentissement officiel du secteur, l’exploitation artisanale et illégale y demeure fréquente, souvent pratiquée sans encadrement technique ni mesures de sécurité adaptées.
Ce drame s’inscrit dans une série d’accidents meurtriers sur le continent africain. L’an dernier déjà, l’effondrement d’un site clandestin dans l’État de Zamfara avait causé la mort d’au moins 18 mineurs. Plus récemment, près de 200 personnes ont péri dans l’effondrement d’une mine de coltan à Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo, après un glissement de terrain.