Afrique

Le Maroc se hisse au rang de premier exportateur africain d’avocats

Une analyse de la FAO a classé le Maroc en tête des pays exportateurs d’avocats en 2025. Une performance réalisée grâce à des investissements pour étendre la production et une conjecture géopolitique qui a épargné au pays les perturbations qui pénalisent les routes maritimes.

Les exportations d’avocats du Maroc ont presque doublé en 2025 par rapport à l’année précédente, rapporte la presse marocaine ce 14 février, citant les résultats préliminaires 2025 d’une analyse du marché des principaux fruits tropicaux établie par la FAO. Ce pays d’Afrique du Nord a, en effet, exporté 141 046 tonnes d’avocats en 2025 contre 73 848 tonnes l’année précédente, soit une hausse de 90 %, devenant ainsi le premier exportateur de ce fruit sur le continent africain, détrônant le Kenya dont les exportations ont reculé de 129 706 tonnes en 2024 à 105 164 cette année et l’Afrique du Sud qui n’a exporté que 80 423 tonnes d’avocats cette année.

Investissements fructueux dans l'expansion de la production

L’analyse de la FAO explique ce succès des exportations d’avocats marocains par une politique d’investissements fructueuse dans l'expansion de la production qui a donné lieu à une augmentation de 40 % des surfaces récoltées entre 2022 et 2024, accompagnée d'une hausse de 17 % de la production et de 34 % des exportations. La même source a précisé aussi que selon les données mensuelles préliminaires pour les neuf premiers mois de 2025, près de 90 % des exportations d'avocats marocains étaient destinées à l'Union européenne, où l'avocat est resté très prisé.

Un succès favorisé par la conjecture géopolitique

La performance des exportations d’avocats marocains serait due à une conjoncture géopolitique favorable, explique le site d’information local bladi.net, qui a indiqué que la crise et les attaques des Houthis en mer Rouge avaient largement pénalisé les exportations est-africaines, contraignant les exportateurs à éviter d’emprunter le canal de Suez, doublant de ce fait les temps de transit. Dans ce contexte, le Maroc se retrouve avantagé par une position géographique qui épargne au pays les perturbations logistiques, garantissant une livraison rapide et avantageuse économiquement de ce fruit.