Afrique

Niger : les chefs traditionnels appellent à l’union sacrée face à la menace terroriste

Les chefs traditionnels du Niger ont lancé un appel à l’unité nationale et à la «sauvegarde et à la grandeur du Niger» après l’attaque terroriste ayant visé l’aéroport de Niamey la semaine dernière.

L'Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN) a publié, le 3 février, une déclaration appelant les Nigériens à l’union sacrée pour préserver la patrie. Son secrétaire général, Mohamed Sidikou, chef du canton de Kouré, a dénoncé « des attaques lâches et barbares » contre le territoire et les populations civiles, estimant que le pays traverse « une phase décisive de son existence ».

Affirmant que « ces actes criminels ne sauraient ébranler la détermination du peuple nigérien », il a évoqué l’existence d’un ennemi animé de « desseins obscurs » visant à s’emparer des « immenses richesses dont regorge notre pays ».

Appel à l’unité nationale

Pour le chef de canton de Kouré, « l’unité nationale demeure notre arme la plus sûre, notre rempart le plus solide » contre les menaces terroristes, et appelé à une responsabilité collective dépassant le seul cadre des forces de défense et de sécurité. L’ACTN a ainsi appelé la population à « être, en tout lieu et en tout temps, les yeux et les oreilles vigilants de notre Nation. C’est un devoir sacré, une exigence nationale qui s’impose à chacun d’entre nous ».

« Nous n’avons qu’une seule patrie, celle léguée par nos ancêtres. Protégeons-la avec honneur. Bâtissons-la sur les valeurs cardinales qui ont toujours forgé l’âme nigérienne, le patriotisme, la justice, l’intégrité, la foi et la persévérance », a déclaré Mohamed Sidikou, appelant la jeunesse, les sages et « chacun à son niveau à contribuer à la sauvegarde et à la grandeur du Niger ».

Cet appel intervient après l’attaque de la base 101 de l’aéroport international de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier, qui s’est soldée par la neutralisation de vingt assaillants et l’arrestation de onze autres, selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense, qui a aussi précisé que quatre militaires nigériens avaient été blessés et que trois aéronefs civils et un dépôt de munitions avaient été endommagés par l’attaque.