Afrique

Soudan : le Conseil de la paix avance une nouvelle initiative internationale pour un cessez-le-feu durable

Les États-Unis veulent imposer un cessez-le-feu durable au Soudan via le nouveau Conseil de la paix. Le plan inclut une réforme sécuritaire profonde et l’exclusion des groupes extrémistes. Arabie saoudite, Égypte et Émirats soutiennent cette initiative diplomatique renforcée.

Les États-Unis intensifient leurs efforts diplomatiques pour mettre un terme à la guerre au Soudan, en plaidant pour une initiative portée par le nouveau Conseil de la paix. Selon des responsables cités par le Sudan Tribune, des diplomates américains œuvrent à l’adoption rapide d’un cadre international visant l’instauration d’un cessez-le-feu permanent avant la fin du mois de mars. Cette démarche intervient dans un contexte d’enlisement militaire et d’aggravation de la crise humanitaire.

Créé le 15 janvier, le Conseil de la paix se veut un organe international permanent destiné à prendre le relais des mécanismes traditionnels des Nations unies dans les zones de conflit. Dirigé par les États-Unis, il est chargé de superviser et de mettre en œuvre des opérations de maintien de la paix à l’échelle mondiale.

Une initiative soutenue par les pays arabes

Pour le dossier soudanais, la stratégie défendue par Washington ne se limite pas à l’arrêt des combats : elle vise également à traiter les causes structurelles du conflit, notamment la réforme des forces armées et du secteur de la sécurité.

Un point central de la feuille de route proposée réside dans l’exclusion des éléments extrémistes, en particulier des groupes islamistes, des sphères militaire et politique. Les promoteurs du plan estiment qu’aucune stabilisation durable n’est possible sans une restructuration profonde des institutions sécuritaires et une clarification des rapports de force internes.

Cette initiative bénéficie d’un appui régional significatif. L’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis soutiennent activement le projet, perçu comme une tentative de reprise en main diplomatique d’un conflit aux répercussions régionales majeures. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a multiplié les contacts avec ses homologues de ces pays afin d’harmoniser les positions. La proposition prévoit une trêve humanitaire immédiate, qui pourrait entrer en vigueur à l’issue d’une conférence internationale dédiée à l’aide d’urgence.

L’activité diplomatique s’est accélérée ces derniers jours, avec des échanges à haut niveau entre Washington, Abou Dhabi et Le Caire, ainsi que des discussions antérieures tenues à Riyad pour faciliter l’acheminement de l’aide et stabiliser une trêve. Parallèlement, le chef des renseignements soudanais, Ahmed Mufaddal, s’est rendu à Washington pour évoquer l’ingérence régionale et la présence de groupes extrémistes, signe d’une volonté de replacer le conflit soudanais au cœur des priorités sécuritaires internationales.