Afrique

Afrique du Sud : mis en cause dans l'affaire Epstein, l’ancien président Jacob Zuma défendu par sa fondation

Fin janvier 2026, la publication de millions de documents judiciaires liés à Jeffrey Epstein par le ministère américain de la Justice a révélé des mentions de l’ancien président sud-africain Jacob Zuma. Sa fondation dénonce une tentative de diffamation, rejetant toute implication dans les activités du financier décédé.

La récente déclassification de plus de trois millions de pages d’archives sur l’affaire Epstein a mis en lumière des connexions présumées avec des figures internationales, dont Jacob Zuma. Face à ces allégations, la fondation portant son nom a vigoureusement contesté les interprétations, affirmant qu’il s’agit d’une association infondée visant à nuire à sa réputation. Il y a quelques jours, c’était le président américain qui était visé par de  pareilles allégations.

Parmi les courriels divulgués datant de 2010, un certain Mark Lloyd, associé de Jeffrey Epstein, évoque l’organisation d’un dîner à Londres en l’honneur de Zuma, alors président en exercice.

Ces échanges mentionnent une suggestion d’Epstein pour inviter une mannequin russe afin d’« ajouter du glamour » à l’événement. Un message ultérieur décrit Zuma comme « impressionnant et captivant » lors de cette rencontre présumée. La Fondation Jacob Zuma, par la voix de son porte-parole Mzwanele Manyi, a qualifié ces révélations de « spéculations infondées » et de « smear campaign », affirmant que l’affaire est « désormais close ».

Manyi insiste sur l’absence de preuves concrètes liant Zuma aux crimes d’Epstein, mort en 2019, et dénonce une manipulation médiatique transformant des proximités nominales en accusations graves. La fondation rejette fermement les allégations, soulignant que les emails indiquent qu’Epstein a arrangé un dîner intime pour Zuma lors de sa visite d’État au Royaume-Uni en 2010.

Cette affaire a suscité un débat en Afrique du Sud, où Zuma, déjà impliqué dans des scandales passés, voit son image à nouveau écornée.

La fondation maintient que ces documents ne démontrent aucune participation active de Zuma et appelle à clore le dossier, évitant ainsi une escalade inutile. Cette défense s’inscrit dans un contexte plus large où les archives Epstein continuent de révéler des liens inattendus avec des leaders mondiaux, alimentant les spéculations, parfois folkloriques, sans toujours fournir de preuves irréfutables.