Après l’élection présidentielle du 15 janvier en Ouganda, le général Muhoozi Kainerugaba a publié sur le réseau social X plusieurs messages accusant l’ambassade des États-Unis à Kampala d’avoir facilité l’évasion de Bobi Wine lors d’un raid militaire à son domicile. Dans ses posts, le chef de l’armée annonçait également la suspension de toute coopération avec l’ambassade américaine.
Ces accusations ont provoqué une forte réaction à Washington. Jim Risch, président républicain de la commission des relations extérieures du Sénat, a estimé que « les États-Unis doivent réévaluer leur partenariat sécuritaire avec l’Ouganda » et dénoncé « un niveau d’instabilité et d’irresponsabilité » qu'il juge inacceptable.
Le général Kainerugaba, coutumier des provocations sur les réseaux sociaux, a depuis supprimé ses tweets et présenté des excuses, affirmant avoir discuté avec l’ambassadeur américain et souhaitant poursuivre la coopération militaire. Mais ses déclarations ne semblent pas avoir apaisé les critiques à Washington : « Le fils du président, et probable successeur, ne peut pas se contenter de supprimer des tweets et de présenter de fausses excuses », a souligné Jim Risch.