La Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO a procédé dans la soirée du 28 janvier à la levée, avec effet immédiat, de toutes les sanctions encore en vigueur contre la Guinée et les personnes impliquées dans le processus de transition. Ces mesures punitives avaient été prises après le coup d’État de 2021 mené par Mamadi Doumbouya, qui a été élu après le scrutin présidentiel du 28 décembre 2025 à la tête de l’État guinéen avec un score de 86,72 % des suffrages, au terme d’une période de transition politique qui a duré près de quatre années.
La CEDEAO a félicité Mamadi Doumbouya « pour son élection et son investiture en tant que président de la République de Guinée » et l'encourage à poursuivre des politiques visant la cohésion sociale, l'unité nationale et la prospérité inclusive du peuple guinéen. L’organisation a aussi annoncé avoir réintégré pleinement la République de Guinée dans tous les organes décisionnels de la CEDEAO et dans les activités d'intégration régionale de la Communauté.
La Guinée exhortée à intensifier ses efforts pour « la démocratie, la bonne gouvernance et l'État de droit »
La CEDEAO avait allégé certaines sanctions économiques et financières imposées à la Guinée en février 2024 sur fond de « tenue réussie d'un référendum constitutionnel le 21 septembre 2025, suivie d'une élection présidentielle le 28 décembre 2025 ». L’organisation encourage désormais le gouvernement à « tirer parti du rétablissement de l'ordre constitutionnel » afin d’intensifier le dialogue national, tout en assurant l’« inclusion, la cohésion sociale et le consensus national à l'approche des élections législatives et au-delà ».
Réitérant ses félicitations à la Commission de la CEDEAO, à l’ancien président du Bénin, Boni Yayi, pour ses efforts de médiation en Guinée, à l’Union africaine, aux Nations unies et à tous les partenaires ayant accompagné le processus de transition guinéen, l’organisation sous-régionale a également exhorté « le gouvernement à intensifier ses efforts visant à consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l'État de droit, ainsi que le développement économique et social ».