Afrique

Ouganda : des milliers d’arrestations et des dizaines de morts après une présidentielle contestée

Après la réélection contestée du président Yoweri Museveni pour un septième mandat, l’armée ougandaise a annoncé le 23 janvier avoir arrêté 2 000 partisans de l’opposition et avoir tué 30 personnes, tandis que le leader de l’opposition Bobi Wine a rejeté les résultats et se cache. La communauté internationale appelle au respect des droits humains.

Le chef de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, a détaillé, le 23 janvier, sur les réseaux sociaux, les arrestations et les décès de partisans du National Unity Platform (NUP), qualifiant certains d’« hooligans » et de « terroristes ». Il a affirmé que les responsables de l’opposition étaient pour la plupart en fuite et que les autorités les recherchaient.

Le scrutin du 15 janvier, organisé lors d’une coupure d’internet, a donné une large victoire à Museveni, au pouvoir depuis près de 40 ans, face à Bobi Wine, ancien musicien devenu homme politique. Wine a dénoncé des irrégularités massives, notamment le bourrage d’urnes, et a pris la fuite après une descente des forces de sécurité à son domicile.

L’ONU, par la voix de son secrétaire général Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude face aux arrestations et violences, rappelant l’importance de la retenue, du respect de la loi et des obligations internationales en matière de droits humains.

Depuis l’élection, la répression s’est intensifiée : des députés et responsables du NUP ont été arrêtés ou portés disparus, certains détenus dans des centres non officiels où des cas de torture sont signalés. Bobi Wine affirme que cette campagne vise à intimider ses partisans et à semer la peur.