Afrique

Le Mali célèbre le 65ᵉ anniversaire de son Armée

Pour la fête de l’Armée, le président de la transition malienne a rendu hommage aux pères fondateurs, aux soldats tombés au champ d’honneur et aux forces armées engagées sur tous les fronts, réaffirmant la détermination de l’État à bâtir une armée moderne, autonome et au service d’un pays souverain.

Le Mali célèbre le 65ᵉ anniversaire de la création de ses Forces armées nationales (FAMa) ce 20 janvier. L’événement a été marqué par une allocution du président de la transition, chef de l’État et chef suprême des Armées, le général Assimi Goïta, qui a exprimé sa reconnaissance aux pères fondateurs de l’armée malienne, lesquels, en 1961, et après la décision du président Modibo Keïta, avaient décidé d’exiger le départ des forces étrangères restées après l’indépendance, signant ainsi la naissance de l’armée malienne.

« Cette date anniversaire demeure un moment de communion entre le peuple et son armée », a déclaré le chef de l’État, exprimant une gratitude et une reconnaissance profondes envers les hommes et les femmes de l’armée.

Une montée en puissance « désormais indéniable » des FAMa

Saluant les succès des Forces armées et de sécurité (FAMa) sur les différents théâtres d’opérations, Assimi Goïta a évoqué les réformes engagées, qui ont permis au pays de disposer d’une armée aguerrie, professionnelle et dotée de capacités opérationnelles nettement améliorées.

Dans une même perspective, il est revenu sur la création de nouvelles unités combattantes plus flexibles, sur l’acquisition d’équipements modernes, sur le renforcement des effectifs, sur une formation plus exigeante et sur une doctrine mieux adaptée à l’évolution des menaces, autant de paramètres qui ont mené, selon le chef de l’État, à un changement décisif de la dynamique opérationnelle et à la montée en puissance « désormais indéniable » des FAMa.

Progression dans la lutte contre la menace terroriste

D’après Assimi Goïta, les FAMa ont démantelé des sanctuaires terroristes, sécurisé des zones vitales, neutralisé des chefs terroristes et provoqué la reddition d’autres combattants. Au regard de ces réussites, il a insisté sur la poursuite du plan DOUGOUKOLOKO, qui donne la priorité stratégique au redéploiement des forces sur l’ensemble du territoire national afin de mener des opérations majeures, à l’instar de KELETIGUI, pour la recherche et la destruction des sanctuaires terroristes, facilitant ainsi le retour progressif des services sociaux de base dans les zones libérées.

Moderniser l’armée

Le chef de l’État malien a souligné les mutations contemporaines de la guerre, décrite comme un conflit hybride, mouvant et insidieux, mené et soutenu par des sponsors étatiques, rappelant que « la bataille ne se passe plus uniquement sur le terrain militaire. Elle se joue aussi dans les esprits ».

Assimi Goïta a conclu son discours sur une note d’espoir, soulignant la reconnaissance de la nation à l’égard des efforts des forces armées, affirmant que chaque victoire remportée constitue une lueur sur le chemin de la pacification totale du pays, et souhaitant une très bonne fête de l’Armée dans un Mali uni, prospère et pacifié.