Selon un rapport publié le 19 janvier par le site Actualité.cd, la ministre congolaise des Affaires sociales et des Actions humanitaires, Eve Bazaiba Masudi, a achevé une mission d’assistance humanitaire dans plusieurs camps de réfugiés au Burundi. Ces Congolais ont fui les combats opposant l’armée régulière aux rebelles de l’AFC/M23 dans le Nord et le Sud-Kivu. La ministre a indiqué, une fois revenue dans la capitale Kinshasa, que plusieurs Congolais souffraient de cas épidémiques comportant des infections au choléra et à la rougeole.
À son retour à Kinshasa, la ministre a fait état de la présence de maladies épidémiques parmi les réfugiés. Lors d’un briefing de presse tenu le 16 janvier, elle a précisé que, sur environ 250 000 Congolais recensés dans ces camps, 198 sont atteints du choléra, une maladie qui a déjà causé deux décès. Les patients sont pris en charge par des équipes médicales sur place, avec l’appui de Médecins sans frontières.
Vingt-huit autres réfugiés souffrent également de la rougeole, sans qu’aucun décès n’ait été signalé à ce stade.
Des cas de violences sexuelles et des cas de maladies chroniques
Au-delà des urgences sanitaires, Eve Bazaiba Masudi a aussi alerté sur des cas de violences sexuelles commises contre des femmes dans les sept camps visités.
La ministre a par ailleurs souligné la situation critique de personnes atteintes de maladies chroniques, telles que le diabète ou l’hypertension artérielle, privées d’un accès régulier à leurs traitements. Certaines en sont décédées, a-t-elle déploré, évoquant un manque criant de moyens et une pénurie de médicaments.
Face à cette situation, elle a appelé à une mobilisation nationale et à un élan de solidarité pour venir en aide à ces populations déplacées, confrontées à une crise humanitaire et sanitaire persistante.