Européennes : frictions à droite entre les listes de Jordan Bardella et de Marion Maréchal

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Européennes : frictions à droite entre les listes de Jordan Bardella et de Marion Maréchal© Emmanuel Dunand Source: AFP
La tête de liste Reconquête lors d'une réunion publique de campagne pour les européennes.
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Alors que le Rassemblement national et Reconquête s’en étaient tenus à une certaine indifférence depuis le début de la campagne des européennes, les hostilités ont repris, à l’initiative de Nicolas Bay. Les deux partis se disputent le titre de parti le plus intraitable face à l'immigration. Mais l'outsider Reconquête montre des faiblesses.

«Jordan, je ne sais pas si tu mens ou si tu es incompétent» : c’est avec cette formule peu amène que l’eurodéputé Reconquête Nicolas Bay a invectivé le 11 avril son ancien collègue Jordan Bardella à propos du pacte sur l’asile et les migrations voté au Parlement européen.

Nicolas Bay a accusé le chef de file du Rassemblement national (RN) de ne pas avoir voté l’un des textes du Pacte migratoire qui «proposait un filtrage aux frontières pour empêcher les migrants d’entrer en Europe».

Ce à quoi Jordan Bardella a répondu que son désormais concurrent aux élections européennes avait «voté, avec LR, pour un texte, "Filtrage", qui interdit le refoulement préalable de migrants» et oblige donc à leur prise en charge automatique sur le sol européen.

Une affirmation contredite par une note de contexte sur le réseau social qui précise que le pacte «prévoit un système de "filtrage" obligatoire et préalable à l'entrée d'un migrant dans l'UE».

Règlements de compte à droite

Cet accrochage sur les réseaux sociaux marque le retour des querelles entre les deux partis de la droite nationale.

Le président et fondateur de Reconquête Éric Zemmour s’est joint à cette polémique sur les réseaux sociaux en rappelant le soutien du RN au vote de la loi immigration de janvier 2024. L’ancien journaliste égratigne ainsi ses concurrents de droite : «Voilà un parti qui a voté la régularisation de 10 000 clandestins de plus par an et qui veut offrir le RSA aux étrangers mais qui ose attaquer Marion et Reconquête.» Et de s’en prendre à un parti qui, selon lui, agit pour «préserver la rente électorale à tout prix, même au prix de la vérité».

Plusieurs élus RN ont répondu à Éric Zemmour, à l’image du sénateur Aymeric Durox qui est revenu sur la question du Pacte asile et migration.

Reconquête : deux stratégies pour un parti

Des discordes auxquelles la tête de liste de Reconquête Marion Maréchal ne voulait, semble-t-il, pas s'associer, se contentant de relayer un article du Huffington Post donnant raison à son colistier. Défendant l’idée selon laquelle les partis de droite, dont celui de sa tante, sont complémentaires, plaidant pour «l'union des droites», celle-ci a jusque-là préféré éviter d’égratigner ses concurrents du RN. Le 11 avril, sur France Info, l’ancienne député de Vaucluse affirmait même : «Je ne suis pas dans les règlements de comptes personnels. Je considère que dans ces élections, mes adversaires principaux sont la vraie gauche et la fausse droite.»

Une stratégie que rejette Éric Zemmour qui a toujours tenu un discours très dur contre Marine Le Pen et le RN, et plus encore depuis son entrée en politique fin 2021. Selon une enquête du Point publiée le 26 mars, rien n'irait plus entre Éric Zemmour et Marion Maréchal, celle-ci se voyant notamment reprocher sa mollesse à l'égard du parti de sa tante. Les proches de Marion Maréchal, quant à eux, dénoncent le manque de soutien, voire même la place trop importante prise par Éric Zemmour dans les médias.

Signe qui ne trompe pas : tandis qu'Éric Zemmour fustigeait en mars sur RTL les propos d'Emmanuel Macron sur un envoi potentiel de troupes occidentales en Ukraine et plaidait pour des négociations de paix, Marion Maréchal avait écarté l'option de l'envoi au nom du rejet de l'escalade, mais était allée jusqu'à déclarer vouloir aider l'Ukraine et «souhaiter une victoire de Kiev face à un Poutine menaçant»... au risque de décevoir son électorat. 

Côté RN, le parti de Jordan Bardella, qui a lui aussi pris fait et cause pour Kiev mais s'est abstenu en mars dernier sur la plan de soutien à l'Ukraine, semble tenir à une relative discrétion médiatique, qui pour le moment lui a réussi puisqu’il est en tête de tous les sondages au-delà de 30% d’intention de vote, contre 6% pour Reconquête.

Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, reste, comme sa nièce, en dehors de ces polémiques. Sans adhérer à l’idée d’union des droites défendue par Marion Maréchal, la triple candidate à l’élection présidentielle peut également voir d’un bon œil la division du camp zemmouriste et les divergences de vue stratégiques entre ses différents cadres.

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